Trente kilos de caviar, des truffes à n’en plus finir, du bœuf d’exception et du champagne à flots… pendant que le monde parle de crise, Hollywood sort l’artillerie lourde pour les Oscars 2026. Vous vous demandez ce que mangent vraiment les stars ce soir-là, une fois les caméras coupées et les discours terminés ? Vous allez voir, le menu ressemble plus à un rêve éveillé qu’à un simple dîner.
Un bal, des paillettes… et 25 000 assiettes
Après la cérémonie, tout se passe au fameux « Bal des gouverneurs ». C’est là que les gagnants fêtent leur statuette, et que les autres essaient d’oublier leur déception avec un bon cocktail. L’ambiance est électrique. Les robes longues frôlent les plateaux. Les serveurs filent entre les stars comme dans un film.
Aux fourneaux, une légende : le chef Wolfgang Puck. Cela fait plus de trente ans qu’il gère le menu des Oscars. Résultat, il connaît les goûts des célébrités par cœur. Cette année, il prévoit environ 25 000 plats au total. Pas 2 500. Vingt-cinq mille. De quoi nourrir tout un quartier… ou un tapis rouge entier.
Caviar, truffes et bœuf d’exception : le vrai luxe à table
L’industrie du cinéma veut faire rêver, même dans les assiettes. Alors la crise, très franchement, ne s’invite pas au menu. À la place, on retrouve des produits parmi les plus chers du monde. Et en quantité.
Voici un aperçu de ce qui attend les invités :
- 30 kg de caviar pour garnir canapés, blinis et petites cuillères bien brillantes
- Des dizaines de kilos de truffes, râpées à la dernière minute sur les pâtes, les viandes et même certains amuse-bouches
- 100 kg de côtes de porc juteuses, flambées sous les yeux des invités
- Du saumon fumé de très haute qualité, en fines tranches
- Du poulet, notamment en tourtes et en bouchées raffinées
- Du bœuf Miyazaki, un des wagyus les plus prestigieux du Japon
Ce n’est pas un simple dîner, c’est un étalage assumé de gastronomie de luxe. Un show dans le show.
Une carte qui voyage : Japon, Autriche, États-Unis… dans la même assiette
Wolfgang Puck aime mélanger les influences. Il le dit lui-même : « Vous pouvez manger japonais, autrichien, vous pouvez toujours avoir le meilleur steak. » En clair, les stars font un tour du monde avec leur fourchette.
Au programme, par exemple :
- Un immense buffet de sushis à la carte : makis, nigiris, sashimis, rouleaux végétariens
- Des plats d’inspiration autrichienne, clin d’œil aux origines du chef
- Les grands classiques américains revisités, comme la tourte au poulet, mais en version très chic
Rien n’est laissé au hasard. Chaque bouchée doit être photogénique, facile à manger debout, et surtout mémorable. Parce que oui, même la nourriture joue sa propre scène aux Oscars.
Oscars à la maison : une mini-recette inspirée du tapis rouge
Évidemment, tout cela paraît très loin de notre cuisine de tous les jours. Pourtant, il est possible de s’inspirer de ce menu de star pour préparer un petit apéro « Oscars » chez soi, sans casser son budget.
Mini blinis façon caviar de star (version abordable)
Pour 4 personnes, il vous faut :
- 16 blinis (environ 150 g au total)
- 80 g de « faux » caviar ou d’œufs de lompe noirs
- 100 g de fromage frais type cream cheese ou fromage à tartiner
- 1 cuillère à soupe de crème fraîche épaisse
- 1 citron jaune (pour le zeste et quelques gouttes de jus)
- Quelques brins de ciboulette ou d’aneth
- Sel, poivre
Préparation :
- Mélangez le fromage frais avec la crème, une pincée de sel, un peu de poivre et quelques gouttes de jus de citron.
- Faites tiédir légèrement les blinis au four ou à la poêle, 2 à 3 minutes.
- Tartinez chaque blini d’une petite cuillère de crème au fromage.
- Ajoutez par-dessus une petite cuillerée d’œufs de lompe.
- Terminez avec un peu de zeste de citron râpé finement et de la ciboulette ciselée.
Servez sur un joli plateau. La texture est fondante, le goût légèrement iodé. Ce n’est pas du caviar à 30 kilos la soirée, mais l’esprit des Oscars est bien là.
Mini tourtes au poulet inspirées de Wolfgang Puck
Pour 4 personnes (8 mini tourtes), il vous faut :
- 2 rouleaux de pâte feuilletée (environ 500 g)
- 300 g de blanc de poulet
- 150 g de champignons de Paris
- 1 petit oignon
- 20 cl de crème liquide
- 1 cuillère à soupe de farine
- 20 g de beurre
- 1 jaune d’œuf (pour dorer)
- Sel, poivre, noix de muscade
Préparation simplifiée :
- Coupez le poulet en petits dés. Émincez l’oignon et les champignons.
- Faites revenir l’oignon dans le beurre à feu moyen pendant 3 minutes.
- Ajoutez le poulet et faites dorer 5 à 6 minutes en remuant.
- Ajoutez les champignons et laissez cuire encore 4 minutes.
- Saupoudrez la farine, mélangez, puis versez la crème. Salez, poivrez, ajoutez une pincée de muscade.
- Laissez épaissir à feu doux 3 à 4 minutes. Laissez tiédir.
- Découpez des cercles dans la pâte pour faire 8 fonds et 8 couvercles.
- Garnissez les fonds de préparation au poulet, recouvrez avec les cercles de pâte restants, soudez les bords.
- Dorez au jaune d’œuf, faites une petite entaille sur le dessus.
- Enfournez à 190 °C pendant 18 à 20 minutes, jusqu’à ce que ce soit bien doré.
Servez chaud ou tiède. Avec une coupe de mousseux, on se sent presque sur un tapis rouge, même dans son salon.
Des cocktails, du saké, de la tequila… et des pilules coupe-faim en coulisse
Le repas ne serait pas complet sans les boissons. Les partenaires des Oscars prévoient des milliers de bouteilles de vins, champagne, saké et tequila. Cette année, certains cocktails s’inspirent clairement de la culture mexicaine et italienne. On imagine facilement des margaritas revisitées, des spritz parfumés, des mélanges à base de mezcal.
Mais derrière ce luxe, un autre sujet plane : celui des pilules coupe-faim comme l’Ozempic, utilisées par certaines stars pour garder la ligne. Le chef a même plaisanté en disant que l’on pouvait prendre ce médicament « avec le bœuf Miyazaki plutôt qu’avec des épinards ». Une blague, certes. Mais qui rappelle la pression énorme autour du corps à Hollywood.
Le dessert des perdants : des Oscars… en chocolat
La soirée se termine sur une touche sucrée très symbolique : les Oscars en chocolat. De petites statuettes dorées à croquer. Un vrai « lot de consolation » pour ceux qui repartent sans prix. On perd une statuette, on gagne un dessert.
C’est un détail, mais il raconte bien l’esprit de la soirée. Tout doit rester magique. Même la déception se cache derrière une bouchée gourmande.
Pourquoi ce menu nous fascine autant
Cette débauche de caviar, de truffes et de viandes rares peut sembler indécente. Mais elle fait aussi partie de ce que le public attend des Oscars : un moment hors du temps. Un autre monde, loin du quotidien.
En observant ce menu, on voit surtout une chose : la nourriture est un outil de mise en scène, au même titre que les robes, les discours ou la scénographie. Elle dit le pouvoir, la réussite, le rêve américain. Libre à vous ensuite de l’adapter à votre façon, en version plus simple, plus responsable, mais tout aussi festive.
Au fond, c’est là l’idée la plus inspirante : vous n’avez pas besoin de 30 kilos de caviar pour vivre votre propre soirée « Oscars ». Il suffit de quelques bons produits, d’un peu de créativité, et d’un menu qui vous fait, vous aussi, un peu rêver.






